Bienvenue

Entrer dans la Vie...

Je crois que nous essayons tous d'entrer un peu plus en avant dans la Vie, d'en saisir le mouvement, le sens, pour se laisser imprégner de ses richesses. Bien maladroitement, parfois, nous avançons sur ses chemins, effrayés à l'idée de fréquenter des routes inconnues qui n'ont de sens que par le vivant qu'elles portent.

Souvent, en les empruntant, je me suis demandé où cela allait me mener. L'angoisse du chemin le moins fréquenté... Suivre un élan auquel nous ne sommes pas habitué de répondre... Il est plus facile de se lancer sur les autoroutes surpeuplées de nos sociétés à la recherche d'illusions. Mais, que cherchons-nous sur ces routes? Un peu plus de vérité sur soi et sur le monde qui nous entoure? J'imagine que oui. C'est ce que je recherche à tout le moins : un peu plus de vérité sur moi, sur ma vie, sur ma participation au monde des vivants, sur ma relation au vivant. Avec les peurs, les joies, les insécurités que cela engendre nous tentons d'établir ce contact qui mènera vers une pleine satisfaction de notre être. Boire de cette eau qui fera qu'on n'aura plus jamais soif... Ce n'est pas toujours facile. Cela demande un effort de confiance, trop peu habitué que nous sommes à voir au-delà des limites de notre existence.

Chaque jour, j'essaie donc de faire quelques pas de plus en direction de cette lumière, de me laisser prendre par sa bienveillance. Obéir à la Vie, entrer dans sa dynamique, est libérateur. Elle agit par delà les conventions que nous nous sommes données, nous invitant à plus de vérité sur notre manière d'être au monde, nous invitant à plus d'amour... C'est là qu'elle nous déstabilise, qu'elle nous force à nager à contre courant. Tout y est si différent de ce que nous avions imaginé! Il y a tant de croyances, de pensées, de jugements, de comportements à défaire. Plus d'une fois j'y ai avalé ma tasse. Plus d'une fois j'ai cru m'y noyer et abandonner. C'est pourquoi aller vers sa lumière est aussi accepter de visiter ses noirceurs... C'est en elles que nous trouvons le courage de continuer car, c'est dans la nuit que la lumière se distingue le mieux.

Vous tous qui avez suivi et apprécié Vivre simplement pendant ces trois dernières années, je vous invite à faire ce pas de plus et entrer dans la Vie. Mon cœur est souvent torturé à la perspective d'avancer vers cet inconnu et j'ai besoin d'être rassuré, de sentir le solide de ce que la Vie a à offrir tout en sachant très bien que je n'y trouverai aucune certitude. Il n'y a qu'à avancer dans la confiance d'une Vie bienfaisante et aimante. Vous savoir à l'écoute et en recherche, tout comme moi, me rassure.

Éric Laliberté

Lundi 29 juin 2009

Entrer dans la vie

nous tire d’une zone confortable

dans laquelle nous étions endormis.

Sur ce passage nous sommes broyés

autant physiquement que moralement.

Souvent saisi par la crainte de l’inconnu,

nous avons tendance à vouloir rebrousser chemin.

Mais, la force qui nous tire en avant est plus grande

que cette peur qui cherche à nous retenir.

Assumer les souffrances de ce choix

c’est croire en la lumière qui nous attend

au bout de ce processus.

 

On ne peut que faire confiance.

 

Accepter de perdre le contrôle

sur ce qui nous semblait beau et bon.

Entrer dans un vivre autrement

qui cherche nos racines

au plus profond de notre être

pour en extirper le meilleur.

Laisser tomber nos certitudes

et avancer dans la conscience d’y grandir.

Se laisser moudre et pétrir

par la force de la transfiguration.

Aimer la vie, la savourer

dans tout ce qu’elle a à offrir,

saisir la simplicité de son mouvement,

malgré les déchirures de ce passage.

Prendre la route du vivant

pour accueillir ce qui est là, maintenant.

Une vie offerte hors de sentiers battus. Sans repère.

Y avancer à tâtons, les sens aux aguets.

Les sensations y sont plus vives,

notre corps entre en contact avec la vie.

Nous avons passé tant de temps anesthésié

que nous ne savons plus sentir et c’est parfois effrayant.

Mais, éveiller nos sens, en avançant sur la route de la vie,

et prendre joie aux remous qu’elle suscite en nous,

c’est découvrir la joie d’être vivant.

C’est quitter un pays, pour découvrir un monde !

 

Éric Laliberté
Par Éric Laliberté
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Mardi 30 décembre 2008
Cesser d'aimer
pour que jaillisse l'amour.
Par Éric Laliberté
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Vendredi 5 décembre 2008
Ce que l'on dit de Dieu
en dit davantage sur la race humaine
que sur Dieu lui-même.
Par Éric Laliberté
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Samedi 11 octobre 2008
Conserver cette simplicité du cœur
qui ouvre sur l'essentiel.
Dire ce qui est vraiment.
Avoir la capacité de reconnaître et de nommer
ce qui m'habite en toute sincérité.
Sans détour, sans jugement, sans allégation,
j'apprends à être vraiment.

Je suis ce que je suis,
un être en mouvement,
un être en changement
et je me reçois avec bienveillance.
Dans cette simplicité,
j'ouvre mon cœur à celui qui s'approche
l'accueillant du même amour,
lui offrant, à lui aussi, la possibilité de se dire
la possibilité d'être différent.
Il est ce qu'il est...

Je donne et je reçois.
J'apprends et j'enseigne.
Je m'offre et j'accueille.
Tout bouge dans un même mouvement : celui du cœur.
Je ne m'embrouille pas en discours
qui cherchent à me donner raison.
Je ne me perds pas en orgueil
à défendre une image trop lourde à porter.
Je ne m'inquiète pas de ce que sera demain,
car aujourd'hui me satisfait.

« Simple de cœur, simple d'esprit! », dira-t-on.
Mais vaut-il mieux se torturer l'existence
de préoccupations abrutissantes
que de savourer pleinement chaque instant?
Qui se réjouit à chaque minute de se savoir vivant?

La simplicité se réjouit
de chaque minute de vie
qui lui est accordée.
Elle reconnaît la beauté,
le désir de grandir, en toute chose.
Elle ne se préoccupe pas,
n'échafaude pas,
ne se tourmente pas.
Elle fait confiance.
Elle ne se sent jamais lésée,
car elle n'a rien à perdre.
Tout lui est offert pour son plus grand bonheur.
C'est la recherche du superflu, de l'éphémère,
qui la rend malheureuse.
Combien de fois suis-je tenté
de me laisser prendre par cette inertie?
Combien de fois y ai-je succombé?
Demeurer dans la simplicité
ne me demande que d'être attentif
à la vie qui veut jaillir en moi.
Si j'éprouve un malaise, si je souffre,
c'est que je m'en éloigne.
Inutile de le faire taire en l'anesthésiant de mille présents!
Il reviendra me hanter jusqu'à ce que je le regarde vraiment.

Dans la simplicité rien n'a d'importance;
seul le vivant compte dans la conscience d'y appartenir.

Éric Laliberté
Par Éric Laliberté
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Samedi 4 octobre 2008
Toute une vie à dormir, trop occupé à rêver que nous étions éveillé.
Par chance, il arrive que nous sortions de cette catatonie...

La lumière

S'éveiller dans la nuit noire et se mettre en marche.
Sortir des mailles de la langueur et
partir à la recherche de la lumière.
Celle qui nous aspire du plus profond de l'âme.
Celle qui nous a sorti du sommeil.
Chercher cette vérité à tâtons.
Sans trop savoir si nous faisons fausse route.
Sans trop savoir si nous trouverons.
Ne pas succomber à l'envie de se rendormir.
Persévérer dans le seul espoir de cette vérité.
Ne pas avoir peur, faire confiance et avancer
jusqu'à ce que la première lueur se lève.

Le temps s'étire.
Il fait des détours sans fin.
Il prend tout son temps, érodant les remparts
qui étouffait notre cœur.
Il s'étire et s'étire jusqu'à ce que nous soyons prêts,
jusqu'à ce que la dernière pierre ne soit plus
qu'un minuscule grain de sable
et que la lumière se fasse.
Jusqu'à ce que vienne le jour.

Et, il vient ce jour!
Il finit toujours par se lever
sur celui qui n'a pas désespéré.
Alors, toutes les tensions tombent.
L'horizon prend des airs rassurant.
Les premiers rayons ravivent nos cœurs.
Le ciel s'éponge de teintes violacées.
Au loin, de longs filets d'azur
semblent jaillir d'une explosion de blanc.
C'est notre direction!
Notre lumière!

Lentement, l'air se réchauffe.
Dans cette atmosphère si douce,
nos muscles endoloris de craintes
se dénouent et le cœur s'ouvre.
Les remparts sont tombés.
Notre coeur peut respirer.

Quel soulagement que d'être ainsi libéré!
Quel soulagement que de voir enfin!
Le rêve, c'était l'autre chemin...

Entrer dans la Vie comme on naît.
Passer de l'ombre à la lumière.
Voir le jour se lever et se laisser gagner
par la joie de tous ses possibles.

Après avoir erré une longue nuit de tourmente,
sentir l'euphorie du combat qui n'a pas été mené pour rien.
L'euphorie du dépassement qui, dans un acte de confiance,
nous fait voir au-delà des apparences.
Tout avait un sens!
Savourer ce moment.
S'imprégner de sa solitude face à la lumière jaillissante.
Car, nous sommes seul devant cette victoire.
C'est la nôtre! Pas celle des autres!
C'est « ma lumière » qui se lève!
Cette victoire n'a de sens que pour moi.
Même si je ne la vois pas toute, même si je ne la ressens pas toute,
sa puissance, son premier rayon, me réchauffe le cœur.
Il me donne le courage d'affirmer avec regain
ce qui m'avait entraîné au cœur de cette nuit :
le désir d'une vie plus vraie, plus juste!

Cette sincérité, je me la dois.
Vrai dans ce que je suis, dans ce que je sens,
sans peur, sans culpabilité, sans hésitation, sans attente.
Laisser monter ce jour, ne pas l'éteindre.
M'y avancer avec force et courage,
ceux-là même qui m'entraînèrent sur sa voie.

Éric Laliberté

Par Éric Laliberté
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